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La 928 au Mans ! (échelle 1)
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Eh, oui! Une 928 a couru
les 24 Heures du Mans. Et même si cela peut sembler une idée
étrange, elle s'est bien comportée. Elle a en effet terminé
les deux éditions où elle fut engagée.
Revoyons cela
plus en détail, à l'échelle 1, avant de passer ensuite
au 1/43 ème. |
1983
En fait, tout débute
à l'automne 1982. un garagiste de Limeil-Brevannes, Raymond Boutinaud,
fait l'acquisition d'une 928 S légèrement accidentée
avec l'intention de la remettre en état pour s'en servir tous les
jours. Seulement voilâ, l'idée d'une participation aux 24
Heures du Mans le tarabuste depuis un bout de temps. N'ayant pas l'envie
de préparer une 930, il décide de jouer la carte de l'originalité.
Avec quelques amis, l'opération 928 L.M. est lancée...
La préparation de la voiture est relativement succincte, car un sponsor fait défection
à la fin de l'hiver. L'axe principal choisit est l'allégement,
combiné à une "petite" préparation moteur (environ
350 CH). Le but semble être atteint, car la voiture est pesée
à 1235 Kg (poids minimal du groupe B). Il est à noter que
les assistants finissent le câblage électrique lors des opérations
du pesage...
Lors des essais, la
voiture est remarquée . . . par le plus mauvais temps. Le meilleur
tour est réalisé en 4'35''94, soit 177,769 Km/h de moyenne.
La voiture est chronométrée à 267 Km/h dans les Hunaudières.
Il y a un monde entre cette brave 928 et la 956 de Jacky Yckx qui signe
la pôle en 3'16'56, soit 249,560 Km/h. Le record de vitesse pure
est l'oeuvre d'une autre 956 (Newman N°12), avec 371 Km/h. Cela fait
donc un écart de vitesse de plus de 100 Km/h entre les deux extrêmes
du plateau.
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L'équipe des pilotes est constituée de Raymond Boutinaud, Alain Lepage et Patrick Gonin.
La course elle-même
se déroule plutôt bien, car à 19 heures, la 928 est
classée 29ème sur 49 voitures encore en course.
Hélas, le moyeu avant gauche vient jouer les troubles fêtes.
Après 3 heures 20' perdues à réusiner dans les stands,
puis monter une nouvelle pièce, la voiture repart et continue à
tourner régulièrement.
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Bilan :
Après une révolution
horaire complète, la brave Porsche est 21ème et
première non classée pour cause de distance insuffisante.
Elle a parcouru 3193.599 Km à 133,066 Km/h de moyenne.
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1984
Raymond Boutinaud,
encouragé par la prestation de l'année précédente,
décide de retenter sa chance. Après avoir renforcé
les moyeux (pièce de 911 réusinées), et pousser un
peu plus le moteur, la voiture se retrouve au Mans.
Elle est toujours dernière
aux essais, mais parcourt un tour en 4'28''74, soit 182,531 Km/h de moyenne.
L'amélioration est notable en une année, même si l'on
reste encore loin de Bob Wollek et de ses 3'17''11 avec sa Lancia LC3.
Cette fois-ci la voiture
est pilotée par Raymond Boutinaud, Philippe Renault et G. Guinand.
De nouveau, il y a
peu à dire sur la course elle-même. La voiture tourne régulièrement
jusqu'à 10 heures du matin. Cette fois, c'est le joint de culasse
gauche qui donne des signes de fatigue. Il contraint l'équipe à
lever le pied jusqu'à l'arrivée.
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Bilan :
Cette fois, la voiture
est classée. Elle est 22ème et dernière
avec 3475.991 Km, soit une moyenne de 144,832 Km/h. Le meilleur tour est
réalisé en 4'27'7 (meilleur temps qu'aux essais). La consommation
a été de 35,67 litres aux 100 kilomètres. |
Conclusion :
L'aventure 928 L.M.
va s'arrêter là, Raymond Boutinaud ne voulant pas remettre
ça. Il possède toujours la voiture, même si lorsque
je l'ai vue en 1995 elle tenait plus du puzzle 5 000 pièces... Il
avait alors l'intention de la préparer pour la faire courir en GT.
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a bien sûr
été reproduite sous firme de kits. Provence Moulage proposait
à l'époque les deux versions (1983 & 1984). Elles sont
correctes, à part un petit défaut de couleur pour la version
1983. Cette année là, la voiture était très
bien peinte. La couleur de fond était le blanc, mais il n'apparaît
qu'à l'arrière ainsi que sur le toit. Pour le reste, un superbe
motif arlequin ornait le capot moteur; tandis que les flancs étaient
d'un beau vert métallisé. Le problème vient du fait
que dans la planche de décalcomanies livrée avec les kits
les flancs sont d'un beau bleu (au lieu de vert !).
Pour les pointilleux,
sachez que le pot d'échappement était latéral cette
année là et qu'il débouchait en avant de la roue arrière
droite. Il y avait une petite protection de couleur aluminium juste au
dessus. D'après Raymond Boutinaud la voiture faisait un bruit proche
d'une américaine dans cette configuration, ce qui ne lui plaisait
pas. L'intérieur était très dépouillé
et peint en noir mat, sauf l'arceau de sécurité de couleur
aluminium. La voiture conservait son volant de série.
Le modèle 1984
est fidèle. Vous la reconnaitrez facilement par son scorpion sur
le capot. Il faut savoir que Scorpion est le signe astrologique de R. Boutinaud.
Aurait-il copié Carlo Abarth ?
Il existe aussi un
transkit qui permet de réaliser la version des essais 1983. Un transkit
est un ensemble de pièces permettant de réaliser une voiture
particulière à partir d'une version de base à se procurer
par ailleurs (kit, maquette ou modèle déjà monté).
Cette technique était utilisée dans les années 80.
La version des essais
1983 diffère de la version course par des jantes d'un dessin différent
(de marque RONAL), ainsi que par des autocollants en moins du fait de l'arrivée
tardive de sponsors. Malheureusement, là encore il faut composer
avec une planche de décalcomanies souffrant d'un problème
de couleur.
Qu'elle que soit la
version que vous voulez réaliser, il va falloir vous armer d'une
bonne dose de patience. Tous ces modèles sont bien sûr épuisés.
Il ne reste plus qu'à écumer les bourses d'échanges.
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:
Sportwagen magazine N°34 de Juillet 1997 (encore disponible sur commande)
24 Heures du Mans 1983, aux éditions ACLA (Automobile Club de l'Ouest)
(épuisé)
24 Heures du Mans 1984, aux éditions ACLA (Automobile Club de l'Ouest)
(épuisé)
N'hésitez pas à consulter notre rubrique consacrée à l'évocation de la 928 dans la presse.
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